Assainissement
L'assainissement collectif
Chaque habitant produit en moyenne 150 litres d’eaux usées par jour (vaisselle, douche, WC...). Avant de retourner dans le milieu naturel, cette eau est traitée, soit au niveau de stations d’épuration collectives après avoir été acheminée par un réseau d’assainissement.

La situation
Dans le Département, 53% de la population est raccordée à l’assainissement collectif. En Tarn-et-Garonne, toutes les communes de plus de 200 habitants agglomérés sont équipées d’une station d’épuration communale (soit 120 stations sur le Département). Divers types de traitements sont possibles en fonction principalement de la capacité de l’installation, de la fragilité du milieu récepteur : stations très performantes réservées à des capacités d’épuration importantes et aux milieux récepteurs fragiles (boues activées, biodisques) ou installations plus rustiques(lagunes, lits bactériens, filtres à sable, filtres plantés de roseaux), bien adaptées aux petites collectivités.
L’implication du Conseil général
Le Conseil Général aide financièrement au partenariat avec l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, les collectivités pour réaliser les travaux d’assainissement collectif au taux de :
- 48 % maximum pour la construction ou l’agrandissement des stations d’épuration,
- 45 % maximum pour les réseaux (extensions, mise en séparatif de réseaux unitaires).
Depuis 1986, environ 100 millions d’euros de travaux ont ainsi pu être soutenus financièrement.
Le Service d’Assistance au Traitement des Effluents et au Suivi des Eaux (S.A.T.E.S.E.)
Le Conseil Général est doté depuis 1976 du SATESE (Service d’Assistance au Traitement des Effluents et au Suivi des Eaux) qui assure entre autre une mission d’assistance technique auprès des exploitants des stations d’épuration.
Documents joints :
Fiche Guide des interventions financières du C.G. : Assainissement des agglomérations
L'assainissement autonome et les matières de vidange
Il concerne environ la moitié de la population de notre département, dans les zones d’habitat diffus. Ces systèmes d’assainissement (fosses septiques, toutes eaux, étanches) permettent une épuration de l’eau en retenant les matières chargées en éléments organiques et minéraux : « les matières de vidanges ». Ce sont des produits liquides extraits par les vidangeurs à des fréquences variables selon les types de fosses. On estime en moyenne leur production à 0,5 m³ par habitant et par an.
Le Conseil général a souhaité créer les conditions pour que des sites de traitement soient installés en nombre suffisant et localisés de façon cohérente afin de couvrir tout le département.
Diverses solutions de traitement des matières de vidanges sont possibles, notamment :
- à partir d’une station de traitement des eaux usées communale ou bien spécifique aux matières de vidanges;
- sur des systèmes rustiques pour de petites quantités : lagunage approprié, aire de paillage;
- par épandage agricole sous réserve de respecter un plan d’épandage réglementaire, rigoureusement contrôlé.
Quatre stations d’épuration communale sont aujourd’hui équipées pour traiter les matières de vidanges. Elles ont été très fortement financées par le Conseil Général et l’Agence de l’Eau :
- Montauban depuis 2001, d’une capacité de 30 000 m³/an,
- Verdun/Garonne, depuis 2007, d’une capacité de 5 200 m³/an,
- Beaumont de Lomagne, depuis 2010, d’une capacité de 3 000 m³/an.
- Castelsarrasin, depuis août 2012, d’une capacité de 16 000 m³/an.
Une installation privée (aire de paillage) d’une capacité de 1 000 m³/an a été mise en service en 2009 à Lacourt St Pierre.
Il est prévu d’implanter les 2 derniers sites de traitement à l’horizon 2012.
Des travaux ont démarré sur la dernière installation (Nègrepelisse) qui desservira l’Est du département.


