La situation en Tarn-et-Garonne
En France, l’alimentation en eau potable, qui représente un prélèvement annuel de 22 millions de m3, est de la responsabilité des communes. Celles-ci se regroupent souvent en syndicats intercommunaux pour unir leurs moyens et garantir une qualité et une distribution optimales aux usagers.
En Tarn-et-Garonne, les 195 communes sont desservies (chiffres 2003) par :
- 18 structures intercommunales assurant la production et la distribution de l’eau,
- 5 structures intercommunales assurant uniquement la production d’eau potable,
- 8 structures intercommunales assurant uniquement la distribution d’eau potable,
- 18 communes indépendantes
NB : L’organisation de l’alimentation de l’alimentation en eau potable à l’échelle du département ne cesse d’évoluer.
Notez ainsi par exemple que les communes de Durfort-Lacapelette et Beaumont-de-Lomagne adhèrent aujourd’hui, respectivement, au Syndicat des Eaux de Valence-Moissac-Puymirol (distribution) et au Syndicat des Eaux de Beaumont-de-Lomagne.
Le Syndicat des Eaux de la région de Nègrepelisse a été dissout pour transférer la compétence « eau potable » à la Communauté de communes Terrasses et Vallée de l’Aveyron.
Le Syndicat mixte de production de Bourg-de-Visa/Lauzerte/Montaigu s’appelle désormais « Syndicat mixte de production Quercy/Pays de Serres ».
La majorité des collectivités, représentant environ 60 % de la population, ont délégué la production et la distribution de l’alimentation en eau potable à des sociétés privées.
A l’état naturel, l’eau est très souvent impropre à la consommation.
Selon son origine, il convient donc de la traiter avec des moyens plus ou moins sophistiqués (simple désinfection ou traitement sur charbons actifs par exemple).
![]() | ORGANISATION DE L'ALIMENTATION EN EAU POTABLE |
En Tarn-et-Garonne, la population est alimentée à :
- 52 % par des eaux superficielles,
- 19 % par des eaux souterraines,
- 28 % par des eaux d’origine mixte.
L’eau est ensuite stockée (bâches de stockages, châteaux d’eau) et distribuée.
Le rendement moyen des réseaux en Tarn-et-Garonne (ratio consommation totale par rapport aux volumes mis en distribution dans les réseaux) est de 70 %. Ce chiffre moyen, hétérogène d’une collectivité à l’autre, est identique à ce qui s’observe en moyenne au niveau national.
Des efforts sont faits pour le réduire (recherche de fuite, renouvellement de canalisations...), mais les coûts des travaux sont onéreux.
Pour vérifier la potabilité de l’eau, on analyse en permanence différents paramètres : organoleptiques (coloration, odeur, turbidité, saveur ...), physico-chimiques (température, pH, chlorures, sulfates ...), produits chimiques, éléments microbiologiques, micro-polluants ...
Le contrôle est réalisé par la DDASS sous l’autorité du Préfet.
En Tarn-et-Garonne :
- la qualité des eaux distribuées tant au niveau de la bactériologie que pour les nitrates est satisfaisante.
- les analyses réalisées par la DDASS ont montré que 15 captages présentaient des taux de pesticides trop élevés, ces dépassements étant ponctuels dans la majorité des cas.
- les nouvelles normes liées au plomb, nécessiteront des enquêtes et analyses, pour vérifier que les concentrations admises ne sont pas dépassées.
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